Jean-Marie Le Clézio, un Nobel de Littérature à Lima [es]

Invité d’honneur de la 21ème Foire internationale du livre de Lima (FIL), l’écrivain français "de la rupture et de l’aventure poétique" a séduit un public venu nombreux pour l’écouter parler de son œuvre mais aussi de la littérature et de voyages.

Très attendu par les lecteurs péruviens, Jean-Marie Gustave Le Clézio a participé avec le soutien de l’Ambassade de France au Pérou à la Foire internationale du Livre de Lima, plus connue comme la FIL, qui a eu lieu du 15 au 31 juillet dans la capitale péruvienne. L’écrivain français a ainsi participé à deux conférences durant la Foire : l’une autour de son œuvre, en compagnie du célèbre écrivain péruvien Alonso Cueto, et l’autre en compagnie du journaliste francophone et francophile Fernando Carvallo.

JPEG - 68.6 ko
JPEG - 95.5 ko

Très sollicité par les médias locaux, JMG Le Clézio a donné une conférence de presse dès le lendemain de son arrivée au Pérou. Un moment important pour les journalistes péruviens qui ont pu échanger avec l’écrivain qui en a profité pour réitérer son admiration pour José María Arguedas, "un des auteurs qui a révélé au monde la valeur, la profondeur et la grandeur du passé indigène de l’Amérique". "Après avoir lu Arguedas, j’ai lu les vieux ouvrages du Pérou comme Garcilaso de la Vega ou Poma de Ayala", a raconté JMG Le Clézio qui revenait dans le pays andin après un premier voyage réalisé il y a quarante ans. Pour l’écrivain, le Pérou est de fait un "exemple de réunion entre des forces anciennes et des espoirs modernes".

JPEG - 46 ko
JPEG - 54.1 ko

Durant son séjour liménien, le Prix Nobel de littérature 2008 a aussi eu la gentillesse de participer à plusieurs séances de signatures de livres. Samedi 16 juillet, il a ainsi rencontré nombre de ses lecteurs assidus lors de son passage à la Librairie française Euromatex (Av. Schell, Miraflores).

JPEG - 73.1 ko
JPEG - 111.4 ko

Jean-Marie Gustave Le Clézio a enfin pris le temps de discuter avec la journaliste Clara Elvira Ospina. Un entretien qui a donné lieu à deux émissions de "Tiempo de leer" sur Canal N, qu’il est possible de regarder en cliquant sur les liens suivants :
- émission du 18 juillet 2016
- émission du 19 juillet 2016

JPEG - 70.6 ko
JPEG - 1.3 Mo
JMG LE CLEZIO Photo Gallimard (@C. Hélie)
JMG LE CLEZIO Photo Gallimard (@C. Hélie)
JMG LE CLEZIO Photo Gallimard (@C. Hélie)

"Ecrivain de la rupture et de l’aventure poétique"

Jean-Marie Gustave Le Clézio est né à Nice en 1940. Il est originaire d’une famille de Bretagne émigrée à l’île Maurice au XVIIe siècle. Il a poursuivi des études au collège littéraire universitaire de Nice et est docteur ès lettres.
Ayant voyagé dès son plus jeune âge, Jean-Marie Gustave Le Clézio n’a jamais cessé d’écrire depuis l’âge de sept ou huit ans : poèmes, contes, récits, nouvelles, dont aucun n’avait été publié avant "Le procès-verbal", son premier roman paru en septembre 1963 qui obtint le prix Renaudot.
En 2008 il obtient le Prix Nobel de littérature pour la richesse de son œuvre. L’académie avait alors fait le choix d’un "écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante",
En plus de cinquante ans d’écriture, Jean Marie Gustave Le Clézio, grand voyageur fasciné par les mondes premiers, est l’auteur d’une cinquantaine de livres, portés par une grande humanité, comme "Le Procès Verbal" (1963-Prix Renaudot), "La fièvre" (1965), "Le Déluge" (1966), "La quarantaine" (1995), "Poisson d’or" (1996), "L’Africain" (2004), "Ritournelle de la faim" (2008)...
"Son œuvre, qui comprend des contes, des romans, des essais, des nouvelles, des traductions de mythologie indienne, des livres de photo, d’innombrables préfaces, articles et contributions à des ouvrages collectifs, est perçue comme une critique de l’Occident matérialiste, sous-tendue par une attention constante aux faibles et aux exclus. Son écriture est classique, simple mais raffinée, colorée. Jean-Marie Le Clézio, qui fait partie du jury Renaudot, a notamment écrit La Fièvre, L’Extase matérielle, Terra amata, Le Livre des fuites, La Guerre, Désert, Le Chercheur d’or, parus chez Gallimard pour l’essentiel. Un sondage publié dans la revue française Lire en 1994 le désignait comme "le plus grand écrivain de langue française" devant Julien Green. Il avait alors déclaré : "Moi, j’aurais mis Julien Gracq en tête.", écrit Le Monde en 2008.

Dernière modification : 02/08/2016

Haut de page