Visite de la frégate Prairial les 15 et 16 mai 2015 [es]

L’Ambassade de France et la mission de Défense de Lima sont heureux d’annoncer que la frégate de surveillance de la marine nationale Prairial, en escale à Callao du 12 au 18 mai 2015, ouvrira ses portes au public vendredi 15 mai de 14h00 à 17h00, et samedi 16 mai de 09h00 à 11h00 pour une visite des zones extérieures du bâtiment.

Le Prairial sera accosté au quai Marginal de la Base Navale del Callao.

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Pour des raisons de sécurité :
- Ne pas oublier d’apporter un pièce d’identité
- L’équipage contrôlera le flux des visiteurs.
- En cas de trop forte affluence, le Prairial ne peut garantir que toutes les personnes qui se présenteront pourront visiter la frégate.
- Il est fortement déconseillé de porter des talons aiguilles.

A la découverte du Prairial...

Construite à Saint-Nazaire aux chantiers de l’Atlantique en 1991 et admise au service actif le 20 mai 1992, la frégate de surveillance Prairial est basée à Papeete, en Polynésie française, depuis le 20 novembre de la même année.

Le Prairial est une frégate de type "Floréal", dont la principale
mission consiste à surveiller les zones maritimes lointaines. En temps de paix, il s’agit de missions de surveillance des pêches, de police de la navigation, d’assistance en mer, de protection du trafic commercial et de collecte de renseignements. Par ailleurs, les frégates de surveillance effectuent des missions de représentation dans des pays éloignés de la métropole. Dans ce cadre, elles peuvent participer à des opérations humanitaires (évacuation de ressortissants ou de réfugiés, mise à terre d’éléments d’intervention, soutien et protection d’une opération amphibie). En 1999, le Prairial a ainsi été intégré au dispositif naval de l’opération Santal au Timor-Oriental.

Le Prairial dispose d’un hélicoptère de type Alouette III permettant d’étendre considérablement son rayon d’action. Le bâtiment est équipé de systèmes d’armes et de moyens d’autodéfense capables de détruire des éléments navals et aériens et de s’opposer à certaines menaces conventionnelles.
La frégate de surveillance Prairial est commandée par le capitaine de frégate Nicolas Rossignol.

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Le Prairial et la Mission PASSION 2015

Après un transit en mer de 14 jours, la frégate de surveillance Prairial a pu mouiller le 14 avril dernier près de Clipperton, possession française depuis 1858. Le déploiement du Prairial a apporté un concours militaire à la mission Passion 2015 conduite par l’université de Polynésie.

Le soutien des forces armées a ainsi permis le débarquement de 12 tonnes de matériels et l’installation, pour une quinzaine de jours, d’une équipe de scientifiques sur l’île. Cette équipe pluridisciplinaire, composée de 14 chercheurs de métropole, des outre-mer français et du Mexique a étudié la faune et la flore du récif corallien, mené des travaux cartographiques et accompli un certain nombre de prélèvements afin, notamment, de mieux comprendre les changements rapides affectant l’île.

Cette mission a bénéficié du soutien de six militaires du détachement Terre de Polynésie, qui ont recherché toutes les preuves de la présence d’éventuels trafics sur l’île. Enfin, elle a été complétée par des travaux accomplis par deux marins du Service hydrographique et océanographique de la Marine.

Compte tenu de la barrière de brisants ceinturant cet atoll fermé, de ses fonds marins et de sa côte abrupte, une équipe du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) a d’abord analysé les points de débarquements possibles.
Le débarquement a pu être réalisé difficilement au nord-est de l’île. « Clipperton est décidément une île forteresse. Chaque débarquement est un défi. Une forte houle, des vagues cassantes, des courants puissants, un récif corallien dangereux… Bref, Clipperton est une île difficile d’accès. Chaque débarquement ne peut être décidé qu’au dernier moment », précise Christian Jost, géographe et chef de la mission PASSION 2015.

En termes de moyens déployés par les Armées, la mission PASSION 2015 est la plus importante mission réalisée à Clipperton depuis les missions Bougainville (1966/1969). Les moyens héliportés, les zodiacs pour effectuer des mesures ou transporter du personnel sur le lagon, les communications satellites et l’internet, la base vie de sept tentes (dont deux tentes laboratoires) ont permis aux scientifiques de la mission PASSION 2015 de mener à bien leurs travaux à Clipperton dans les meilleures.

Durant sa mission dans la zone, le Prairial a pu conduire plus de trois missions de surveillance maritime dans la ZEE de Clipperton.

Les premiers résultats de la mission PASSION 2015 seront diffusés et communiqués, via un film et des reportages, lors du prochain sommet de la Terre (COP 21) qui se tiendra à Paris en décembre prochain. Une publication des résultats scientifiques complets sera réalisée ultérieurement.

« C’est une équipe scientifique pluridisciplinaire rompue à des conditions d’insularité difficiles. Plusieurs d’entre eux sont déjà venus à Clipperton et constatent avec moi, que cet atoll a beaucoup changé en moins de vingt ans et qu’il y a encore beaucoup d’études à mener pour comprendre ces changements rapides. Premières impressions à chaud : Clipperton est littéralement attaquée, voire rongée par l’océan, et ce de façon accélérée et attestée depuis mes précédentes missions en 1997 et 2001, et d’une façon plus surprenante depuis ma dernière mission en 2013. Elévation du niveau marin consécutif au réchauffement climatique ? Aussi minuscule soit-il, l’atoll de Clipperton est une véritable sentinelle du changement climatique », constate Christian Jost, chef de la mission PASSION 2015 et président de l’Association Clipperton Projet d’Outre-Mer (www.clipperton.fr).

Dernière modification : 12/06/2015

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